La préparation d’une séance d’apprentissage;

Comment élaborer une séance pour permettre à tous les élèves de progresser et de prendre en compte leurs besoins?

L’analyse des besoins et de la tâche.

Pour répondre aux besoins spécifiques de chacun d’eux, je pars de  l’analyse des besoins et de la tâche. Cela me permet d’apporter aux élèves un étayage plus efficace. De plus, ces deux éléments me différencient des enseignants non spécialisés car je dois avoir une connaissance encore plus pointue des champs disciplinaires et des élèves.

Cela me permet de déterminer pour chaque élève une zone proximale de développement définie par L. Vygotsky puisque celle-ci varie d’un élève à un autre et ainsi les mettre en situation de réussite.

Proposer des situations donnant du sens aux apprentissages.

Il me parait utile de mettre en place des situations donnant du sens aux apprentissages dans le cadre d’une démarche inductive avec un format de séquence en 11 points définis Alain Moal, que j’ai réorganisé en séance s’articulant en trois temps et en différenciant le travail des élèves selon leurs besoins. Je procède ainsi :

  • je définis, à chaque séance, un objectif spécifique à atteindre pour chaque élève afin qu’ils acquièrent une compétence commune.
  • Je module le degré de difficulté d’une tâche type, pour chaque élève.
  • Je m’appuie également sur un questionnement d’explicitation défini par Vermersch pour faire émerger les procédures cognitives et les connaissances des élèves.
  • J’apporte des aides tels que l’étayage pour que l’élève avance dans son travail, aides qui s’atténueront au fur et à mesure de la maîtrise de la tâche. Je joue ainsi le rôle de médiateur. Je dois également créer des liens entre les disciplines scolaires et extrascolaires. Les élèves jouent également entre eux un rôle de tuteur afin de les aider à prendre confiance en eux, d’être métacognitif, d’apprendre à apprendre. Il est important que ce ne soit pas toujours un même élève qui joue ce rôle.
  • La tâche achevée, A. Moal insiste sur la formulation d’une leçon générale (ou « Principe De Généralisation » (PDG) selon R. Feuerstein). En outre, au regard des travaux de A.M. Doly, ce dispositif faciliterait également le transfert de compétences. Néanmoins, pour reprendre l’analyse de P. Merieu « le transfert est la condition de l’apprentissage et non l’inverse ».
  • Enfin l’élève, dans le cadre de bilan de savoir, doit construire sa propre leçon pour permettre une meilleure appropriation des savoirs et construire un rapport épistémique au savoir. Ainsi je permets à l’élève de bénéficier d’une alternance entre régulations sociales et autorégulation telle qu’elle apparait dans le développement en spirale préconisé par Vigotsky.

Je pense que  l’utilisation de l’ensemble de ces outils permet aux élèves réalisant une tâche répétitive  de devenir métacognitif et de s’autocontrôler petit à petit.

 

En résumé, je propose une approche socioconstructiviste en intégrant des éléments behavioristes. J’ai également constaté qu’il est nécessaire de rendre explicite l’ensemble des démarches. Je l’ai réellement compris lorsque j’ai travaillé sur la construction temporelle en ULIS école.

Mes précédentes recherches.