Mon projet de thèse en 180 secondes!

Tous autant que nous sommes, avons dû, à un moment de notre parcours scolaire, faire le choix d’une orientation. Généralement, les premières décisions de cet ordre arrivent vers l’âge de 16/17 ans.Pour les enfants atteints d’un handicap cognitif, cela arrive bien plus tôt dans leur parcours scolaire. Certains peuvent connaitre ceci dès l’âge de trois ou quatre ans.

Mais avant de continuer plus avant, définissons déjà ces termes de handicap et cognitif. Commençons par le terme de handicap. Ce terme n’a été que défini que très tardivement. Plus exactement en 2005 avec la loi du 11 février 2005. Une personne est reconnue comme handicapée lorsqu’elle ne peut faire une activité comme tout le monde ou avoir une vie comme tout le monde. Pour comprendre ce que c’est, promenez-vous juste avec une poussette dans la rue. Et essayez de suivre le même parcours que vous avez l’habitude de faire au quotidien. Vous verrez que vous rencontrez une multitude d’obstacles qui vous empêchent soit d’arriver à votre but, soit de vous rendre votre parcours plus long.

Quant au terme de cognitif, imaginez-vous devoir rédiger un texte sous la dictée dans votre langue maternelle. Bien évidemment vous ne devez faire aucune faute.  Cela va de soi. Rendons la tâche plus difficile ! On vous installe un casque sur la tête. Dans une oreille, vous entendrez le texte dans votre langue maternelle et dans l’autre oreille, vous entendrez un texte dans une langue que vous ne connaissez pas. Vous allez devoir faire énormément d’efforts pour arriver à rédiger ce texte dicté sans faute!

Voici le quotidien d’un enfant porteur d’un handicap cognitif.

Ces enfants, comme tout autre enfant, ont droit à une instruction depuis le vote des lois « Jules Ferry » en 1882. Il a fallu attendre la loi du 11 février 2005 pour l’instituer, soit plus d’un siècle. Malgré une école dite « inclusive », beaucoup de ces élèves ne sont pas scolarisés dans leur école de secteur. Aussi, je vais m’interroger sur leur parcours quant à leur accès aux savoirs et à la qualification.

La littérature s’est surtout penchée sur le ressenti des parents, des enseignants, des personnes qui travaillent autour de ces enfants. Mais jamais personne ne s’est intéressé à eux. L’originalité de cette étude est de leur donner enfin la parole et de s’intéresser à ce qu’ils ressentent tout au long de ce parcours, avec l’espoir que lors des délibérations quant à leur avenir, on les considère en tant que personnes pensantes, avec des aspirations de vie, des choix, des envies, comme le stipule la circulaire n° 2016-186 du 30 novembre 2016 sur la formation et l’insertion professionnelle des élèves en situation de handicap.

Bibliographie dans le cadre de ce doctorat.

Handicap cognitif et formation.