Présentation générale

Je suis docteure en sciences de l’éducation et de la formation, lauréate du prix de thèse Annie Semal Lebleu décerné par l’Association laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie, 2021.

Je suis chercheure praticienne. Je suis également à titre personnel porteuse d’un trouble des apprentissages et du langage. Lorsque j’ai effectué mes travaux de thèse de doctorat, j’ai rencontré de nombreuses familles qui me disaient que leurs enfants, porteur d’un handicap ou d’un trouble, manquaient d’exemples à suivre. C’est d’ailleurs pour cette raison que beaucoup m’ont ouvert leur porte : montrer à leurs enfants qu’on peut être « étiquetés différent des autres » et pourtant réussir à suivre des études dans le supérieur, avoir des rêves et les réaliser.

Mes travaux de recherche s’intéressent :

  • Au handicap cognitif, psychique et mental et aux troubles de dyslexie, dysorthographie, etc…chez des jeunes enfants et adolescents : autour des questions de liminalité et de résilience, des ressentis, d’environnement capacitant;

  • Au handicap social : comment s’exprime la parentalité dans ces conditions? Quels modalités pour répondre aux besoins du très jeune enfant qui grandissent dans des quartiers défavorisés;

  • A l’égalité d’accès aux droits : autour du concept de reconnaissance et la mise en œuvre des théories de justice sociales pour mettre en place un environnement capacitant pour le sujet;

  • Aux parcours de vie des individus et leurs récits;

  • Au questionnement éthique et philosophique en pédagogie et dans la recherche;

  • A la grande difficulté scolaire;

  • A la didactique (mathématique, théâtre, lecture, découverte du monde) afin de développer les compétences de jeunes éprouvant de grandes difficultés ou un handicap, afin d’élargir leur champs des possibles afin de les aider à sortir de cette zone liminale dans lequel leur handicap et/ou la société les enferme  et qu’ils puissent élaborer un projet de vie qui répondent à leurs souhaits, leurs capabilités et qui leur permette de mener « une vie bonne » (Kittay, 2015).

L’objectif de mes travaux vise à permettre que l’ensemble des partenaires puissent élaborer ensemble un projet dans une réelle concertation, où la parole de chacun est prise en compte. Cela permettrait de définir et de mettre en œuvre une normalité interne, propre à ce groupe et non pas une normalité émanant de l’extérieure qui ne prend pas réellement en compte, à mon sens, les besoins du jeune et/ou du groupe.